Accueil » Tout savoir sur la laisse chez le Spitz : Guide complet pour des balades sereines
spitz chiot - laisse

Tout savoir sur la laisse chez le Spitz : Guide complet pour des balades sereines



Mon Spitz et sa Laisse : Une Histoire d’Automne à Écrire Ensemble 🍂

Ah, le Spitz ! Cette boule de poils moelleuse, au caractère bien trempé et au regard si alerte. Si vous êtes comme moi, vous considérez votre petit compagnon comme un membre à part entière de la famille, un être familial et joyeux. Mais quand arrive le moment de la promenade, surtout en cette saison où les premières pluies lavent les trottoirs et où l’air se rafraîchit, cette complicité peut parfois être mise à l’épreuve. La laisse, ce simple lien entre vous et lui, peut devenir une source de stress. Votre Spitz tire, s’arrête net, ou refuse carrément d’avancer. Je suis passé par là, et je vous promets qu’avec de la patience et la bonne méthode, les balades automnales peuvent redevenir un pur bonheur.

Pourquoi mon Spitz fait-il des siennes en laisse ? Les causes profondes

Comprendre pourquoi notre boule de poils réagit ainsi est la première étape pour résoudre le problème. Ce n’est jamais par méchanceté, mais toujours pour une raison que lui semble parfaitement valable.

Un caractère indépendant et une intelligence vive

Le Spitz est un chien intelligent et fier. Il a ses propres idées sur l’itinéraire de la promenade, les odeurs à renifler (particulièrement fortes après une bonne pluie) et la vitesse à laquelle il doit se déplacer. La laisse, pour lui, peut être perçue comme une restriction frustrante à sa liberté. Il ne comprend pas pourquoi il ne peut pas courir après cette feuille morte qui virevolte ou explorer ce buisson gorgé de nouvelles senteurs automnales.

Un manque d’éducation et de familiarisation

On oublie souvent que porter un harnais et être attaché n’a rien de naturel pour un chien. Si cette étape n’a pas été abordée en douceur lors de son plus jeune âge, elle peut générer de l’appréhension ou de l’excitation incontrôlée. Un Spitz, malgré son air assuré, peut être surpris par la sensation d’être « retenu ».

La stimulation excessive de l’automne

L’automne est une saison sensoriellement très riche. L’odeur de la terre mouillée, le bruit des feuilles craquantes, les écureuils qui font leurs réserves… Toutes ces distractions sont autant d’appels à l’aventure pour votre chien alerte. Il est naturel qu’il veuille explorer tout cela, et la laisse l’en empêche, créant une frustration.

Un mauvais choix de matériel

Un collier qui serre trop ou un harnais mal adapté à sa morphologie compacte et son épaisse fourrure peut causer de l’inconfort, voire de la douleur. Un chien qui a mal va naturellement résister ou tirer pour se libérer de cette sensation désagréable.

Les solutions pas à pas pour des balades sereines

Pas de panique ! Voici une méthode que j’ai éprouvée avec mes propres chiens, étape par étape. La clé ? La régularité et la positivité.

Étape 1 : Le bon équipement, votre meilleur allié

Avant même de sortir, assurez-vous d’avoir le bon matériel. Pour un Spitz, je déconseille fortement le collier, qui peut exercer une pression dangereuse sur sa trachée. Optez plutôt pour :

  • Un harnais en Y : Il évite les frottements sur les épaules et répartit bien la pression sur le poitrail et les côtes. C’est idéal pour leur anatomie.
  • Une laisse standard (ni trop longue, ni trop courte) : Environ 1,5 mètre est un bon compromis pour garder le contrôle tout en lui laissant un peu de liberté.
  • Astuce d’automne : Choisissez des couleurs visibles (orange, violet) pour être bien vu les jours de brume ou de nuit tombante.

Étape 2 : L’apprentissage en intérieur, loin des distractions

Commencez dans le calme de votre maison ou de votre jardin.

  1. Habituation : Laissez-le renifler le harnais et la laisse. Donnez-lui une friandise quand il les approche.
  2. Mise en place : Mettez-lui le harnais quelques minutes par jour, en augmentant progressivement la durée. Associez toujours cela à quelque chose de positif (des caresses, un jeu).
  3. Premiers pas : Attachez la laisse et laissez-la traîner derrière lui dans la maison pour qu’il s’habitue au poids. Puis, prenez la laisse et suivez-le simplement dans la pièce. Inversez ensuite : appelez-le et encouragez-le d’une voix joyeuse à vous suivre avec la laisse détendue.

Étape 3 : Les premières sorties et la gestion des distractions

Quand il est à l’aise à l’intérieur, passez à un endroit calme à l’extérieur.

  • La technique du « poteau humain » : Dès qu’il tire, arrêtez-vous net. Ne bougez plus. Attendez qu’il relâche la tension en revenant vers vous ou en vous regardant. Dès qu’il le fait, félicitez-le et repartez. Il comprendra que tirer = immobilisation, alors que marcher gentiment = la balade continue.
  • Le changement de direction : S’il tire vers l’avant, faites demi-tour calmement et partez dans l’autre sens. Cela lui apprend à vous suivre et à être attentif à vos mouvements.
  • Exemple concret : Il tire pour renifler un tas de feuilles mortes. Vous vous arrêtez. Il se retourne, la laisse se détend. Vous dites « Oui ! Bon chien ! » et vous l’autorisez à aller renifler les feuilles. Vous récompensez ainsi le comportement que vous attendez (une laisse détendue) et non l’action de tirer.

🩺 Quand faut-il consulter le vétérinaire ?
Si votre Spitz, d’un coup, se met à refuser la laisse, à couiner quand vous la lui mettez, ou à se montrer agressif, cela peut cacher une douleur (arthrose, problème de dos, blessure). L’automne, avec son humidité, peut réveiller des douleurs articulaires. Une visite de contrôle s’impose pour écarter tout problème médical.

Mes conseils de pro pour une harmonie parfaite

Au-delà de la méthode, voici quelques astuces qui ont changé nos promenades :

ConseilBénéfice pour votre Spitz
Rendez la balade prédictibleUn chien qui sait qu’il va rentrer après 30 minutes est moins anxieux. Fixez un parcours et une durée.
Utilisez un mot déclencheurUn mot comme « On marche » ou « En avant » lui indique le comportement attendu.
Transformez la laisse en signal positifSortez la laisse uniquement pour les bonnes choses (balade, parc), jamais pour les mauvaises (visite chez le vété).
Soignez son retourEn rentrant, essuyez ses pattes et son ventre des éclaboussures et de l’humidité automnales. C’est un moment de soin et de complicité.

Conclusion : Vers un hiver de balades complices

Éduquer son Spitz à la laisse, c’est comme préparer son jardin pour l’hiver : cela demande un peu de travail à l’automne, mais on en récolte les fruits tout au long de la saison froide. C’est un investissement en temps et en patience qui renforce considérablement votre lien. Votre petit compagnon moelleux apprend à vous faire confiance, et vous apprenez à décrypter son langage. Bientôt, vous ne verrez plus la laisse comme une contrainte, mais comme le cordon ombilical qui unit deux partenaires de balade, prêts à affronter main dans la patte les frimas de l’hiver.

Et vous, quelle est votre plus grande fierté dans l’éducation de votre Spitz ?


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *